Mis à part la construction d'écoles, nous ne nous lançons pas dans d'immenses chantiers, mais soutenons de préférence des petits projets locaux, pratiques, répondant à des besoins locaux; nous en avons connaissance grâce à notre collaboration avec YA-G-TU.

YA-G-TU (Yam Giribolo Tumo : Association de femmes pour la Promotion de la Femme)


YA-G-TU, une des plus actives associations de femmes de Bandiagara, œuvre dans une centaine de villages répartis sur le Plateau Dogon.



YA-G-TU, a été créée et est dirigée par Yaïguéré Tembely, dite Fifi, une femme au dynamisme extraordinaire,  compétente, attentive à chacun. Elle a su s'entourer d'une équipe formidable, dotée d'un enthousiasme inébranlable, qui sillonne la région sur de véritables motos de cross, atteignant ainsi les villages les plus reculés.



Ses buts
Cette association cherche à améliorer la condition de la femme grâce à une multitude de projets, qui vont de l'alphabétisation des femmes au micro crédit féminin, en passant par des ateliers de couture, de fabrication de savon ou de pommade, l’élevage de moutons, l'assainissement des villages, la planification familiale, la sensibilisation au MST, la lutte contre l'esclavage des enfants, la nutrition des nourrissons,  …

      

L'Association Mail-Mali entretient des contacts privilégiés avec l'association Yagtu et la soutient financièrement.


Grâce à cette aide, YA-G-TU a pu:
  • apporter un secours alimentaire suite aux terribles inondations de juillet 2007
      


  • offrir des charrettes et des ânes, pour soulager les femmes qui portent des charges de 30kg, et souvent plus, sur des dizaines de kilomètres


  • offrir du coton aux vieilles femmes pour le tissage de bandes de tissu
  • mettre sur pied des petits crédits
  • organiser des ateliers:
    • d'alphabétisation des femmes

    • de fabrication de savons à base de karité

    



    • de pommade à base de karité



                                        
    • de teinture de tissu

                                                                                                    



 

                                                                     
   
  •  offrir un moulin à grain à Bendjéli


            


Les moulins et le micro crédit


Pour obtenir de la farine de leurs céréales, les femmes passent chaque jour plusieurs heures à les broyer avec leur pilon, activité par ailleurs éreintante.


La présence d’un moulin dans un village est donc pour les femmes un grand soulagement à leurs nombreuses tâches quotidiennes. Le gain de temps ainsi acquis sera mis à profit pour d’autres activités génératrices de revenu.

Un homme, le meunier, est chargé de l’entretien et du bon fonctionnement du moulin.

Une modeste contribution est évidemment demandée à chaque utilisatrice, et les sommes encaissées sont remises au comité de gestion du moulin.

Mais un moulin offert à un village est assorti d’une condition : le bénéfice généré par le moulin devra servir à acheter un deuxième moulin qui sera offert à un autre village qui, à son tour, procédera de la même manière.

En attendant de pouvoir atteindre ce but, les bénéfices ne restent pas là à dormir ! Ils servent à alimenter le petit crédit ; les sommes sont réparties entre les femmes du village, qui vont utiliser cet argent pour mener une activité génératrice de revenu. Ainsi, au bout de quelques mois, elles pourront rembourser la somme empruntée, plus l’intérêt.

De cette manière, le bénéfice global du moulin croît un peu plus rapidement et permet de lutter un tant soit peu contre la pauvreté.